La rentrée scolaire 2026-2027 au Bénin se prépare autour de quinze recommandations majeures adoptées par le Conseil National de l’Éducation, le CNE. Réunis les 20 et 21 juillet 2026 à Cotonou, les principaux responsables du secteur éducatif ont examiné les mesures nécessaires pour améliorer les apprentissages, les évaluations et les performances des établissements.
Le séminaire national avait pour thème : « Qualité de l’enseignement, apprentissage et évaluation : quels leviers pour améliorer la performance des établissements d’enseignement et de formation pour l’année scolaire et universitaire 2026-2027 ? »
Cette concertation intervient dans un contexte marqué par plusieurs réformes éducatives, notamment le développement de la formation technique, l’inclusion des apprenants en situation de handicap et la généralisation annoncée de la gratuité des frais de scolarité pour les filles du secondaire public.
Une mobilisation nationale pour la rentrée scolaire 2026-2027 au Bénin
La rencontre a rassemblé les ministres chargés des différents ordres d’enseignement, les membres du CNE, des cadres techniques, des partenaires du secteur et plusieurs représentants du monde éducatif.
Parmi les autorités présentes figuraient Armand Kuyema Natta, ministre des Enseignements maternel et primaire, Sèdami Médégan Fagla, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que Clément Kouchadé, ministre de l’Enseignement secondaire. Leurs fonctions sont également confirmées par les plateformes officielles des ministères concernés.
Le président du CNE, Noël Ahonagnon Gbaguidi, a présenté le séminaire comme un cadre de dialogue permettant d’anticiper les difficultés de la prochaine année académique. Les participants ont notamment étudié les conditions d’accueil, les ressources humaines, les infrastructures, la gouvernance, la formation professionnelle et la qualité des évaluations.
Quatre priorités pour les enseignements maternel et primaire
Pour améliorer les premières années de scolarisation, le CNE recommande d’abord la reprise des activités pédagogiques dans les Écoles normales d’instituteurs.
Il préconise également :
- le déploiement des aspirants au métier d’enseignant spécialisés dans l’enseignement maternel ;
- la mise à disposition de manuels scolaires du cours élémentaire au cours moyen ;
- la formation des enseignants accueillant des enfants handicapés ou vulnérables.
Ces mesures doivent renforcer les compétences pédagogiques et favoriser une école plus inclusive. Le site du ministère des Enseignements maternel et primaire présente d’ailleurs l’inclusion des personnes handicapées parmi les sujets prioritaires du secteur.
Trois recommandations pour l’enseignement secondaire
Dans le secondaire, les recommandations accordent une place importante à la fiabilité des données enregistrées dans Educmaster.
Mieux suivre les apprenants à besoins spécifiques
Le CNE demande l’intégration de données précises sur les élèves ayant des besoins particuliers. Ces informations faciliteront la planification des interventions et le pilotage de l’éducation inclusive.
Les chefs d’établissement devront également veiller à l’enregistrement exhaustif des effectifs féminins dans la plateforme. Cette mesure permettra de mieux suivre la scolarisation des filles, alors que la gratuité doit être étendue à toutes les filles de l’enseignement secondaire général et technique public dès cette rentrée.
Enfin, un plaidoyer devra être conduit pour organiser un concours de recrutement du personnel d’encadrement.
Huit mesures pour le supérieur et la formation technique
La majorité des recommandations concerne l’enseignement supérieur et la formation technique. Elles prévoient notamment de faciliter l’accès des personnes handicapées aux établissements et aux bourses d’études.
Le CNE recommande aussi :
- l’intégration des normes d’accessibilité dans les infrastructures universitaires ;
- l’élaboration de guides de stages avec les entreprises ;
- l’adoption du statut juridique des établissements privés ;
- l’évaluation de la vie estudiantine ;
- la révision des textes encadrant les réformes de la formation technique ;
- la formation des formateurs aux nouveaux métiers ;
- la reprise des visites médicales pour les étudiants et les personnels.
Ces orientations rejoignent les objectifs de modernisation, d’innovation et d’amélioration de la qualité affichés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Une feuille de route pour améliorer l’éducation
Les quinze recommandations constituent désormais une feuille de route pour les ministères et les structures chargées de leur application. Leur efficacité dépendra cependant de la disponibilité des financements, du suivi des décisions et de la coordination entre les différents ordres d’enseignement.
La rentrée scolaire 2026-2027 au Bénin devra ainsi placer l’inclusion, la qualité pédagogique, la formation des enseignants et l’amélioration des infrastructures au centre des priorités. Une mise en œuvre rigoureuse de ces mesures pourrait offrir aux élèves et aux étudiants un environnement mieux adapté à leur réussite.
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