Racket routier en Côte d’Ivoire : 5 actions essentielles de l’OFT contre les barrages illégaux

racket routier en Côte d’Ivoire

Le racket routier en Côte d’Ivoire demeure un obstacle majeur à la libre circulation des personnes, des marchandises et des services. Pour renforcer la fluidité sur les axes routiers du pays, l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) intensifie ses opérations contre les postes de contrôle irréguliers et les perceptions illicites.

Cette nouvelle orientation a été présentée le 28 juillet 2026 à Abidjan-Plateau par le secrétaire général de l’OFT, Dr Mohamed Kouyaté. Il participait à la tribune gouvernementale « Tout Savoir Sur », consacrée à la facilitation et à la fluidité des transports en Côte d’Ivoire. L’institution entend combiner contrôles, interventions locales, technologies et sensibilisation afin de réduire durablement les entraves à la circulation.

1. Des contrôles renforcés contre le racket routier en Côte d’Ivoire

La première action de l’OFT consiste à multiplier les caravanes de contrôle sur les routes. Ces opérations sont conduites en collaboration avec l’Unité de lutte contre le racket et les autorités administratives et sécuritaires.

Lorsqu’un barrage illégal est identifié, l’Observatoire intervient pour faciliter son démantèlement. Les autorités préfectorales, policières ou militaires compétentes sont ensuite saisies afin que les mesures nécessaires soient appliquées.

Cette stratégie vise à protéger les transporteurs, les automobilistes et les passagers contre les paiements injustifiés. Elle doit également réduire les retards et les coûts supplémentaires qui affectent le transport des marchandises.

2. Une réglementation limitée à 33 localités autorisées

Tous les postes de contrôle installés sur les routes ivoiriennes ne sont pas légaux. Selon les informations communiquées par l’OFT, la réglementation nationale autorise leur implantation dans seulement 33 localités.

Tout poste installé en dehors de ces emplacements réglementaires est donc considéré comme irrégulier. Cette distinction permet aux usagers d’identifier plus facilement les situations suspectes et de les signaler.

L’Observatoire de la Fluidité des Transports indique par ailleurs que son rôle est de surveiller la fluidité des transports routiers, ferroviaires, maritimes et aériens. Ses activités comprennent notamment la sensibilisation, l’assistance aux usagers et le démantèlement des barrages non autorisés.

3. Des comités locaux pour intervenir plus rapidement

Une réponse de proximité au racket routier

Pour lutter efficacement contre le racket routier en Côte d’Ivoire, l’OFT mise aussi sur les Comités locaux de facilitation du transport, appelés CLFT.

Douze comités ont déjà été installés sur les 32 prévus à travers le territoire national. Les vingt structures restantes devraient être progressivement mises en place d’ici à la fin de l’année 2027.

Placés sous l’autorité des préfets, les CLFT peuvent traiter localement les problèmes liés aux barrages irréguliers, à l’occupation anarchique des voies et aux autres entraves à la circulation. Cette organisation décentralisée devrait accélérer le traitement des alertes et améliorer la coordination entre les différents services.

4. La sensibilisation des transporteurs et des usagers

La répression ne suffit pas à résoudre durablement le problème. L’OFT poursuit donc ses campagnes d’information à Abidjan et dans les autres régions du pays.

Ces actions doivent aider les conducteurs, les transporteurs professionnels et les populations à mieux comprendre la réglementation. Des supports de communication sont également distribués pour rappeler les bonnes pratiques et les procédures de signalement.

L’objectif est de créer une collaboration permanente entre les institutions et les usagers. Une population correctement informée peut repérer plus rapidement un barrage suspect, éviter certains abus et transmettre des informations utiles aux autorités.

5. Le numéro 86 090 pour signaler les entraves

Les citoyens sont directement invités à participer à la lutte. Toute personne témoin d’un barrage irrégulier, d’une occupation anarchique de la voie publique ou d’un acte susceptible de perturber la circulation peut contacter le Centre d’alerte et d’action à la fluidité.

Le numéro court communiqué par l’OFT est le 86 090. L’institution mentionne également un service WhatsApp destiné à l’assistance des usagers.

Le signalement doit être aussi précis que possible : localisation, heure, nature de l’incident et, lorsque les conditions de sécurité le permettent, éléments permettant d’identifier le poste concerné. Les usagers doivent toutefois éviter toute confrontation directe.

Un enjeu économique pour la Côte d’Ivoire

La fluidité routière ne concerne pas uniquement le confort des automobilistes. Elle influence aussi les délais de livraison, les dépenses des entreprises, le prix des marchandises et la compétitivité économique du pays.

Les actions de l’OFT s’inscrivent ainsi dans une politique plus large de modernisation de la mobilité. L’institution participe notamment au suivi du trafic, à la résolution des congestions et à l’accompagnement de projets destinés à faciliter les déplacements et les échanges sous-régionaux. Le portail officiel du gouvernement ivoirien présente plusieurs de ces interventions.

La lutte contre les barrages illégaux nécessite des contrôles réguliers, une application claire de la réglementation et une participation active de la population. Grâce aux opérations de terrain, aux comités locaux et au Centre d’alerte, l’OFT souhaite rendre les routes ivoiriennes plus sûres et plus fluides.

Le succès de cette démarche dépendra toutefois de la capacité des autorités à traiter rapidement les signalements et à sanctionner les pratiques irrégulières. Pour les citoyens comme pour les professionnels du transport, le numéro 86 090 constitue désormais un outil central contre le racket routier en Côte d’Ivoire.

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