La coopération médiatique AES franchit une étape décisive au Burkina Faso. Le 30 janvier 2026 à Ouagadougou, une convention majeure a été signée entre les médias publics nationaux et les médias confédéraux de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cet accord stratégique vise à renforcer le rôle de l’information dans un espace sahélien en pleine mutation politique, sécuritaire et institutionnelle. À travers cette initiative, les États membres entendent bâtir un écosystème médiatique solide, coordonné et au service des peuples.
Une convention historique signée à Ouagadougou
C’est à l’issue d’un atelier de cinq jours réunissant des experts des médias que la convention de coopération médiatique AES a été officiellement paraphée dans la capitale burkinabè. Cet atelier était consacré au renforcement du rôle stratégique des médias au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel.
La convention engage les médias publics des trois pays membres de l’AES ainsi que les médias confédéraux nouvellement créés. Elle marque une volonté commune de structurer l’espace informationnel sahélien autour d’objectifs partagés et d’une vision concertée.
Les objectifs clés de la coopération médiatique AES
L’accord signé prévoit plusieurs axes majeurs de collaboration entre les médias concernés. Parmi les points essentiels figurent :
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le partage et la mutualisation des contenus médiatiques ;
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la coproduction de programmes radiophoniques et audiovisuels ;
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la mise à disposition de correspondants de presse dans les États membres ;
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les échanges d’expertises et de compétences professionnelles.
Cette coopération médiatique AES vise ainsi à améliorer la qualité de l’information, à harmoniser les messages diffusés et à renforcer la visibilité des réalités locales sur les plans régional et international.
Le rôle central des nouveaux médias confédéraux
Au cœur de cette dynamique se trouvent les médias confédéraux récemment créés, notamment la radio Daandé Liptako et la télévision AES. Ces organes ont pour mission de porter la voix de la Confédération et de relayer les orientations stratégiques définies par les Chefs d’État.
Selon le ministre burkinabè chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, il était indispensable d’établir une coopération structurée entre ces nouveaux médias et les médias publics existants. Cette synergie permettra d’éviter la dispersion des efforts et d’optimiser les ressources disponibles.
Une vision stratégique portée par les autorités
Pour les autorités burkinabè, la coopération médiatique AES répond à une nécessité stratégique dans un contexte marqué par des enjeux de souveraineté informationnelle. Les médias sont appelés à jouer un rôle clé dans la construction du récit commun de l’AES, la défense des valeurs partagées et la promotion d’un espace communautaire fondé sur la dignité et le développement.
Le ministre de la Communication a rappelé que les médias de l’AES ont la responsabilité de traduire la vision politique des dirigeants tout en restant ancrés dans les réalités des populations.
Renforcer les compétences des professionnels des médias
Durant les cinq jours de travaux, les participants ont également réfléchi au renforcement des capacités des professionnels appelés à diriger et animer les organes d’information confédéraux. L’objectif est de former des cadres capables de piloter des médias modernes, crédibles et professionnels.
Cette montée en compétences est un pilier essentiel de la coopération médiatique AES, car elle conditionne la qualité des contenus produits et la crédibilité de l’écosystème médiatique à long terme.
Vers un écosystème médiatique sahélien coordonné
Les orientations stratégiques issues de cet atelier constituent désormais une base solide pour l’élaboration de politiques médiatiques concertées au sein de l’AES. L’ambition affichée est claire : faire des médias de véritables acteurs de la construction de l’espace communautaire sahélien.
Grâce à cette coopération médiatique AES, les États membres espèrent consolider leur souveraineté informationnelle, lutter contre la désinformation et promouvoir un narratif endogène, fidèle aux aspirations des peuples.
La signature de cette convention à Ouagadougou marque un tournant important pour l’avenir de l’information dans l’espace AES. En misant sur la collaboration, la mutualisation et la professionnalisation, la coopération médiatique AES s’impose comme un levier stratégique de développement, de cohésion et de souveraineté. À terme, cette initiative pourrait redéfinir durablement le paysage médiatique sahélien et renforcer la voix de la Confédération sur la scène régionale et internationale.
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