Immersion patriotique au Burkina : les chercheurs baptisés « les guerriers du savoir » entrent au service de la Nation

immersion patriotique au Burkina

L’immersion patriotique au Burkina marque une étape historique dans la transformation du système d’enseignement supérieur et de recherche. Ce lundi 12 janvier 2025, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a présidé la cérémonie officielle de sortie de la toute première cohorte de chercheurs et d’attachés de recherche ayant accompli leur immersion patriotique au Service national pour le développement (SND). Baptisée « Mi Bâanma Djakoanda », autrement dit les guerriers du savoir, cette promotion incarne désormais une nouvelle génération de cadres engagés au service de la Nation burkinabè.

Une première cohorte symbolique de 199 cadres engagés

Ils sont 199 enseignants-chercheurs et attachés de recherche à avoir relevé le défi de cette immersion patriotique au Burkina. La cohorte se compose précisément de 169 assistants, 17 assistants hospitalo-universitaires et 13 attachés de recherche. Pendant un mois, ces cadres de l’administration ont suivi un programme intensif alliant formation civique, apprentissage militaire et renforcement des compétences professionnelles.

Initialement sceptiques, beaucoup ont rapidement pris conscience de la portée stratégique de cette initiative. À l’issue de la formation, tous ont reçu leurs attestations lors d’une cérémonie solennelle, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministères en charge de l’enseignement de base et de la santé.

Une immersion patriotique au Burkina fondée sur deux piliers majeurs

Le programme de l’immersion patriotique au Burkina repose sur deux volets fondamentaux, comme l’a souligné le colonel Moctar Haidara Traoré, directeur général du Service national pour le développement.

1. La formation civique et patriotique

Ce premier volet vise à inculquer des valeurs essentielles telles que le patriotisme, le civisme, la solidarité, le respect de l’autorité, ainsi que la culture de la discipline et de l’intégrité. Des valeurs que le Pr Adjima Thiombiano a exhorté les participants à incarner tout au long de leur vie professionnelle et personnelle.

2. Les connaissances militaires et l’action collective

Le second volet porte sur l’initiation aux notions militaires, incluant l’entraînement physique, la rigueur opérationnelle et même l’initiation au maniement des armes. L’objectif n’est pas de militariser les chercheurs, mais de renforcer leur résilience, leur esprit d’équipe et leur capacité à agir collectivement dans un contexte sécuritaire exigeant.

À ces deux piliers s’est ajoutée la pédagogie universitaire, afin de relier cette immersion aux missions académiques et scientifiques des participants.

Loumbila, un centre de formation au cœur de la transformation

Le centre de formation et de production de Loumbila, dirigé par le capitaine Daouda Dao, a joué un rôle central dans la réussite de cette immersion patriotique au Burkina. Loin de se limiter à une simple instruction, le centre a contribué à façonner de véritables bâtisseurs de l’action, capables d’allier réflexion intellectuelle et engagement sur le terrain.

Selon le délégué général de la promotion, Dr Francis Ouédraogo, cette expérience a profondément marqué les participants :

« La rigueur de l’épreuve physique a forgé notre résilience. Nous avons découvert la force de l’effort collectif, la valeur de la ponctualité et la discipline nécessaires pour accomplir de grandes choses. »

Ces acquis constituent désormais un socle solide pour faire face aux défis professionnels, sociaux et sécuritaires qui attendent ces nouveaux cadres.

Une vision politique assumée pour l’avenir du Burkina Faso

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, cette immersion patriotique au Burkina s’inscrit pleinement dans la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP). Il a rappelé que la formation académique classique, centrée uniquement sur la pédagogie universitaire, ne suffit plus face aux réalités actuelles du pays.

« Nous avons besoin d’hommes et de femmes compétents, mais aussi profondément patriotes, disciplinés et conscients des enjeux de notre société », a-t-il déclaré.

Cette initiative vise donc à produire une élite intellectuelle responsable, engagée et alignée sur les valeurs nationales, capable de contribuer activement au développement du Burkina Faso.

« Les guerriers du savoir » : une nouvelle élite au service de la Nation

Le nom donné à la promotion, « Mi Bâanma Djakoanda », n’est pas anodin. Il symbolise l’alliance entre le savoir académique et l’engagement patriotique. Ces guerriers du savoir sont appelés à devenir des modèles dans leurs institutions respectives, en incarnant discipline, intégrité et sens du devoir.

À travers cette immersion patriotique au Burkina, l’État pose les bases d’un enseignement supérieur plus engagé, plus responsable et résolument tourné vers la souveraineté nationale et le progrès collectif.

Une immersion appelée à faire école

Cette première expérience d’immersion patriotique au Burkina constitue un tournant majeur dans la formation des chercheurs et cadres de l’administration. Les résultats obtenus, tant sur le plan humain que professionnel, plaident en faveur de la pérennisation et de l’extension de ce programme à d’autres corps de métier.

En formant des intellectuels enracinés dans les valeurs nationales, le Burkina Faso se dote d’une force nouvelle : des esprits éclairés, disciplinés et prêts à défendre la Nation par le savoir et l’action.

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