Intrants agricoles en Côte d’Ivoire : ce sujet est devenu central pour renforcer la production vivrière, soutenir les producteurs et avancer vers une véritable souveraineté alimentaire. Face aux tensions récurrentes sur les marchés internationaux des engrais, le gouvernement ivoirien veut anticiper les risques afin de garantir aux agriculteurs des intrants de qualité, disponibles à temps et à des prix maîtrisés.
Dans cette dynamique, le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Comoé, a effectué une visite de travail au complexe industriel de Jorf Lasfar du Groupe OCP, au Maroc, le vendredi 24 avril 2026. Cette mission visait à s’assurer que la Côte d’Ivoire pourra disposer, au bon moment, d’engrais adaptés aux besoins de ses producteurs vivriers.
Intrants agricoles en Côte d’Ivoire : un enjeu majeur pour les producteurs
Les intrants agricoles en Côte d’Ivoire jouent un rôle essentiel dans l’amélioration des rendements. Ils regroupent notamment les engrais, les semences améliorées, les amendements du sol et certains produits nécessaires à la protection des cultures. Sans intrants adaptés, les agriculteurs peuvent difficilement produire en quantité suffisante, surtout dans un contexte où la demande alimentaire augmente.
Pour les producteurs vivriers, l’accès à des engrais de qualité est un levier important. Il permet d’améliorer la fertilité des sols, de soutenir la croissance des cultures et d’augmenter les récoltes. Mais lorsque les prix flambent ou que les produits arrivent en retard, toute la campagne agricole peut être menacée.
C’est pourquoi la politique portée par Bernard Comoé vise à réduire l’exposition des producteurs aux incertitudes du marché international.
Une visite stratégique au complexe industriel OCP au Maroc
La visite du ministre Bernard Comoé à l’usine OCP fait suite à la signature d’un mémorandum d’entente entre les parties concernées. Ce partenariat traduit une volonté commune : construire une relation durable afin de garantir un approvisionnement régulier en engrais et en intrants de qualité.
Le choix du Groupe OCP s’explique par son rôle majeur dans la production de solutions de fertilisation adaptées aux besoins agricoles. Le groupe présente notamment ses actions, ses innovations et ses solutions sur son site officiel consacré aux solutions agricoles du Groupe OCP.
Le complexe industriel de Jorf Lasfar est un site stratégique dans la production d’engrais. Pour la Côte d’Ivoire, cette visite avait donc une forte portée économique et agricole. Elle permettait de vérifier la capacité industrielle du partenaire à répondre aux besoins des producteurs ivoiriens.
À l’issue de cette inspection, le ministre a souligné que la Côte d’Ivoire ne peut pas laisser ses producteurs dépendre totalement d’un marché international instable. Cette déclaration montre l’importance d’une démarche proactive pour sécuriser les intrants agricoles en Côte d’Ivoire.
Des engrais accessibles, adaptés et de qualité
L’un des objectifs majeurs de cette politique est de garantir des engrais accessibles à juste prix. En effet, le coût des intrants reste l’une des principales préoccupations des agriculteurs. Lorsque les prix sont trop élevés, certains producteurs réduisent les quantités utilisées ou renoncent à fertiliser leurs parcelles.
Or, une baisse de l’utilisation des engrais peut entraîner une diminution des rendements. Cela peut avoir des conséquences directes sur la disponibilité des denrées alimentaires, les revenus des familles rurales et la stabilité des marchés locaux.
Des intrants adaptés permettent au contraire de mieux exploiter le potentiel des terres agricoles. Ils doivent correspondre aux types de sols, aux cultures pratiquées et aux réalités locales. Cette approche est essentielle pour améliorer durablement la productivité vivrière.
Renforcer la production vivrière et la souveraineté alimentaire
La question des intrants agricoles en Côte d’Ivoire est directement liée à la souveraineté alimentaire. Un pays qui veut nourrir sa population avec une production locale forte doit donner aux agriculteurs les moyens de produire plus et mieux.
La production vivrière concerne des cultures essentielles comme le riz, le maïs, le manioc, l’igname, la banane plantain, les légumes et plusieurs autres denrées consommées au quotidien. Ces cultures nécessitent un accompagnement technique, mais aussi un accès régulier aux intrants.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de sécurité alimentaire, un enjeu régulièrement mis en avant par la FAO. L’organisation rappelle l’importance de renforcer les systèmes agricoles pour améliorer l’accès durable à l’alimentation. Pour approfondir ce sujet, consultez les ressources de la FAO sur l’agriculture et la sécurité alimentaire.
En sécurisant l’approvisionnement en engrais, le gouvernement cherche à renforcer la disponibilité alimentaire sur les marchés. Cette stratégie peut aussi contribuer à réduire certaines importations, à stabiliser les prix et à améliorer les revenus des producteurs.
Produire plus, vendre mieux et gagner plus
Le message adressé aux agriculteurs est clair : l’État travaille à leur fournir des intrants adaptés, disponibles à temps et à des conditions plus accessibles. Cette ambition vise à leur permettre de produire plus, de vendre mieux et de gagner davantage.
Pour y parvenir, il ne suffit pas seulement d’importer des engrais. Il faut aussi organiser leur distribution, assurer leur qualité, éviter les ruptures et veiller à ce que les producteurs y aient réellement accès dans les zones de production.
Une bonne politique des intrants peut donc devenir un puissant moteur de transformation agricole.
Une réponse aux risques du marché international
Les marchés internationaux des engrais sont souvent soumis à des tensions. Les crises géopolitiques, les coûts du transport, les fluctuations énergétiques et la forte demande mondiale peuvent provoquer des hausses rapides des prix.
Pour les pays agricoles, ces variations représentent un danger. Une flambée des prix peut pousser les producteurs à réduire les surfaces cultivées ou à limiter l’usage d’engrais. À terme, cela peut fragiliser l’agriculture vivrière.
La démarche engagée par Bernard Comoé vise justement à éviter ce scénario. En développant des partenariats solides, la Côte d’Ivoire cherche à mieux maîtriser son approvisionnement et à protéger ses producteurs.
Les intrants agricoles en Côte d’Ivoire sont au cœur d’une stratégie nationale destinée à renforcer la production vivrière et la sécurité alimentaire. La visite de Bernard Comoé au complexe industriel OCP au Maroc illustre une volonté forte : garantir aux producteurs des engrais de qualité, accessibles et disponibles au bon moment.
Cette politique proactive peut contribuer à améliorer les rendements, sécuriser les revenus ruraux et soutenir la souveraineté alimentaire du pays. Dans un contexte mondial incertain, anticiper l’approvisionnement en intrants agricoles en Côte d’Ivoire devient une décision stratégique pour l’avenir de l’agriculture ivoirienne.








