La mort du Général Alengbia suscite une vague d’interrogations et de réactions à travers la République Démocratique du Congo (RDC). Ce haut gradé des Forces armées de la RDC (FARDC), en pleine procédure judiciaire pour fuite devant l’ennemi lors de la prise de Goma par les rebelles du M23, est décédé le mercredi 16 avril 2025 au camp Tshatshi à Kinshasa. Son décès marque un moment clé dans un procès militaire très médiatisé.
Un décès en pleine procédure judiciaire
La mort du Général Alengbia, survenue en détention, intervient alors qu’il était jugé aux côtés de quatre autres officiers devant la Haute Cour militaire. Incarcéré depuis février, il était accusé d’avoir abandonné ses troupes face à l’avancée du M23, provoquant une débâcle de l’armée congolaise dans la ville stratégique de Goma, au Nord-Kivu.
Selon son avocat, Maître Tshitsha Bokolombe, le général a été victime d’un malaise mais n’a été transféré à l’hôpital que trop tard, ce qui lui a été fatal. Ce drame soulève la question des conditions de détention des officiers supérieurs dans les prisons militaires de la RDC.
Le rôle du Général Alengbia dans la chute de Goma
Avant la mort du Général Alengbia, son procès avait mis en lumière des failles graves au sein du commandement militaire. Nommé à la tête de la 34e région militaire en 2024, il aurait quitté Goma précipitamment en bateau, laissant ses hommes sans leadership au moment crucial. Cet acte, qualifié de fuite devant l’ennemi, est perçu par certains comme une trahison, et par d’autres comme un échec collectif d’une armée désorganisée.
Une affaire à fortes implications politiques
La mort du Général Alengbia va-t-elle freiner le processus judiciaire ou relancer les appels à réforme au sein de l’armée congolaise ? Ce procès était suivi de près, non seulement par les familles des soldats tombés à Goma, mais aussi par les ONG de défense des droits humains. La réaction du gouvernement de Félix Tshisekedi, qui avait promis de restaurer l’autorité de l’État, est désormais très attendue.
Un symbole du malaise dans l’armée congolaise
Au-delà du cas individuel, la mort du Général Alengbia devient un symbole du dysfonctionnement plus large des institutions militaires congolaises : mauvaise coordination, absence de commandement sur le terrain, matériel stratégique abandonné… autant d’éléments pointés du doigt lors des audiences.
Conclusion
La mort du Général Alengbia ne clôt pas le dossier de la débâcle de Goma, mais ajoute une couche supplémentaire de mystère et de controverse à une affaire déjà explosive. La suite du procès des autres officiers sera décisive pour l’avenir de la justice militaire en RDC.
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