Ouattara candidat présidentielle 2025, c’est désormais officiel. Le président ivoirien a été désigné par son parti, le RHDP, pour la prochaine élection d’octobre en Côte d’Ivoire. Une décision qui suscite débats, espoirs et tensions dans un contexte politique déjà électrique. Cette décision, annoncée le samedi 21 juin 2025 lors d’un congrès massif à Abidjan, conforte l’ancrage du chef de l’État dans le paysage politique ivoirien. Le mot-clé « Ouattara candidat présidentielle 2025 » résonne déjà dans les médias et les cercles diplomatiques africains, tant cette décision suscite interrogations, soutiens et controverses.
Une désignation sans surprise mais stratégique
Lors du congrès du RHDP organisé au Parc des Expositions de la capitale économique ivoirienne, des milliers de militants ont scandé le nom d’« ADO » dès l’ouverture. La proposition de candidature a été lue par Patrick Achi, président du congrès, et immédiatement adoptée par acclamation. En filigrane, cette décision vise à garantir la stabilité et la continuité politique, dans un contexte régional marqué par les coups d’État et les transitions incertaines.
Même si Alassane Ouattara n’était pas physiquement présent ce jour-là, ses proches ont multiplié les déclarations pour justifier ce choix. « La Côte d’Ivoire a besoin d’un capitaine expérimenté », a déclaré Mariatou Koné, ministre de l’Éducation nationale.
Une candidature sous le signe du suspense
Depuis plusieurs mois, le président Ouattara entretient habilement le doute sur ses intentions. Âgé de 84 ans en janvier 2026, il n’a encore ni confirmé ni infirmé s’il allait briguer un quatrième mandat présidentiel. En janvier dernier, il déclarait simplement être « en bonne santé et prêt à servir son pays ». Ce flou alimente le suspense et maintient l’opinion publique et la presse dans l’attente.
Un meeting décisif est prévu ce dimanche au stade d’Ébimpé, lieu hautement symbolique depuis la victoire de la Côte d’Ivoire à la CAN 2024. C’est là que le président pourrait lever le voile sur sa décision finale. Les partisans espèrent une déclaration forte, les opposants redoutent une manœuvre électorale.
Une opposition fragilisée
Le retour d’Alassane Ouattara sur la scène électorale ne fait pas l’unanimité. Plusieurs figures majeures de l’opposition ont été écartées du scrutin par des décisions judiciaires : Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé ou encore Guillaume Soro sont absents de la liste électorale. Ces exclusions nourrissent les critiques sur une démocratie en perte de vitesse.
Le RHDP, quant à lui, insiste sur l’indépendance de la justice et rejette toute accusation de manipulation. Néanmoins, une élection sans réel contre-pouvoir démocratique pose question sur la légitimité du processus électoral.
Un bilan qui divise
Les partisans d’Ouattara louent son bilan économique impressionnant : croissance soutenue, modernisation des infrastructures, stabilité retrouvée depuis la crise post-électorale de 2010-2011. Sous son leadership, la Côte d’Ivoire est redevenue l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest.
Cependant, ses opposants dénoncent un pouvoir de plus en plus centralisé, une justice instrumentalisée et une société civile fragilisée. Pour eux, cette nouvelle candidature est une fuite en avant, voire une forme de confiscation du pouvoir.
Les enjeux de 2025
L’élection présidentielle d’octobre 2025 s’annonce comme un tournant crucial. La Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins entre la stabilité et le renouveau démocratique. La décision finale d’Alassane Ouattara sera scrutée de près, non seulement à l’échelle nationale, mais aussi par les institutions régionales comme la CEDEAO, et les partenaires internationaux.
Si le président sortant accepte de se représenter, cela poserait la question de l’alternance politique, de la place des jeunes dans les instances de pouvoir, et plus largement, du renouvellement des élites dans les démocraties africaines.
En désignant Ouattara candidat à la présidentielle 2025, le RHDP vient de faire un choix à la fois stratégique, symbolique et potentiellement risqué. Reste à savoir si le principal intéressé acceptera de prolonger son règne, ou s’il choisira de passer le flambeau.
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