La Conférence ministérielle de la Francophonie 2025 a une fois de plus permis à la Côte d’Ivoire de démontrer son engagement ferme pour l’autonomisation des femmes dans la Francophonie, un axe majeur de sa politique sociale. Depuis Kigali, lors de la 46ᵉ CMF tenue les 19 et 20 novembre 2025, la ministre Françoise Remarck a réaffirmé la volonté du pays de bâtir un espace francophone plus inclusif, plus équitable et pleinement engagé dans la promotion des droits féminins.
Une Côte d’Ivoire déterminée à défendre l’égalité femmes-hommes
Dès l’ouverture de la Conférence, Françoise Remarck a rappelé que la question du genre constitue un véritable impératif dans l’espace francophone. En soulignant les progrès réalisés, elle a mis en avant une Côte d’Ivoire résolument engagée pour l’autonomisation des femmes dans la Francophonie à travers :
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La ratification de tous les instruments internationaux majeurs en faveur des droits des femmes ;
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L’adoption de lois garantissant l’égalité dans la famille, le mariage et l’héritage ;
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La criminalisation du viol et la lutte renforcée contre les violences basées sur le genre ;
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La révision de la Politique nationale Genre en 2023 ;
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L’instauration d’un quota minimum de 30 % de femmes sur les listes électorales.
Ces mesures traduisent une volonté politique forte portée par le Président Alassane Ouattara.
Des mécanismes financiers et sociaux innovants pour soutenir les femmes
Le dynamisme ivoirien s’est également illustré à travers plusieurs initiatives structurantes :
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FAFCI, lancé en 2012 par la Première Dame Dominique Ouattara ;
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FNFD (Fonds national femme et développement) ;
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Programmes de renforcement des capacités économiques des femmes ;
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Projets dédiés à la réduction des discriminations et à la promotion des droits civils.
Ces mécanismes ont mobilisé près de 100 milliards de FCFA et permis de soutenir plus de 400 000 projets portés par des femmes. Une preuve supplémentaire du leadership ivoirien en matière d’autonomisation des femmes dans la Francophonie.
Des avancées concrètes en éducation, en politique et dans la société
Les réformes engagées ont permis des progrès remarquables :
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27 % de femmes à l’Assemblée nationale ;
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22,25 % au Sénat, présidé pour la première fois par une femme : Kandia Camara ;
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Une hausse de l’alphabétisation des jeunes filles, passée de 47 % à 53 % depuis 2015 ;
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L’ouverture des écoles militaires et techniques aux jeunes filles.
Ces résultats valent au pays une reconnaissance internationale.
Le rapport SIGI 2023 de l’OCDE place la Côte d’Ivoire comme chef de file africain en matière d’égalité femmes-hommes et de réduction des discriminations.
Une nouvelle Vice-Présidence à la CMF : une reconnaissance internationale
Pour la seconde année consécutive, la Côte d’Ivoire a été désignée Vice-Présidente de la Conférence ministérielle de la Francophonie.
Une nomination qui consacre la constance, la cohérence et l’efficacité de son action en faveur du genre et de la bonne gouvernance francophone.
Françoise Remarck et, par la suite, l’Ambassadeur Maurice Bandaman ont représenté le pays avec brio, avant de soutenir formellement un nouveau mandat pour la Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, saluée par une standing ovation.
Vers le Sommet de la Francophonie 2026 au Cambodge
La CMF 2025 s’est clôturée sur la passation de présidence entre la France et le Cambodge, futur hôte du Sommet prévu du 14 au 16 novembre 2026 à Siem Reap.
Le thème retenu, « La paix, vecteur de développement durable », s’inscrit dans la continuité des engagements actuels, notamment ceux liés à l’autonomisation des femmes dans la Francophonie.
Le « Appel de Kigali » adopté à cette occasion exhorte les États à :
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renforcer la collecte de données sur l’égalité femmes-hommes ;
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protéger et promouvoir la participation des femmes ;
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adapter les politiques publiques aux mutations sociétales et aux crises internationales.
La Côte d’Ivoire, un moteur pour la Francophonie moderne
Grâce à son action volontariste, la Côte d’Ivoire s’impose comme un pays de référence dans la promotion du genre au sein de l’OIF.
La vision portée par Françoise Remarck démontre que l’autonomisation des femmes dans la Francophonie est non seulement un droit, mais aussi un puissant moteur de développement, de paix et de stabilité pour l’ensemble des pays francophones.
Rendez-vous est pris pour le Sommet de 2026 au Cambodge, où la Côte d’Ivoire continuera de défendre cette vision ambitieuse et inclusive.
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