IPBES 12 : le PNUD renforce son appui à la Côte d’Ivoire pour le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal

Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal

Abidjan, décembre 2025 – La Côte d’Ivoire bénéficie d’un soutien renouvelé du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, un pilier stratégique de la gouvernance environnementale mondiale à l’horizon 2030. Cet engagement a été réaffirmé à Abidjan lors d’un atelier majeur préparatoire à la 12ᵉ Plénière de l’IPBES, confirmant la volonté du pays de s’inscrire durablement dans une trajectoire de développement respectueuse de la biodiversité.

Un engagement clair du PNUD en faveur de la biodiversité ivoirienne

Le mercredi 10 décembre 2025, à Abidjan-Plateau, le PNUD a officiellement réitéré son engagement à accompagner la Côte d’Ivoire dans l’opérationnalisation du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. Cette déclaration a été faite par Estelle Kouakou, coordonnatrice de l’Initiative BIOFIN, représentant la résidente du PNUD, Blerta Cela, à l’ouverture d’un atelier stratégique réunissant experts nationaux et partenaires internationaux.

Le soutien du PNUD vise principalement l’atteinte des objectifs ambitieux fixés pour 2030, notamment la protection des écosystèmes, la restauration des habitats dégradés et l’intégration effective de la biodiversité dans les politiques de développement durable. À travers cet accompagnement, l’institution onusienne entend renforcer les synergies entre biodiversité, climat et croissance économique inclusive.

IPBES 12 : une étape clé pour la diplomatie environnementale ivoirienne

L’atelier organisé du 10 au 11 décembre 2025 constitue une phase déterminante dans la préparation de la participation de la Côte d’Ivoire à la 12ᵉ Plénière de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES 12). Cette instance internationale joue un rôle central dans l’élaboration de politiques fondées sur la science pour répondre à la crise mondiale de la biodiversité.

Pour la Côte d’Ivoire, IPBES 12 représente une opportunité stratégique de défendre ses priorités nationales, de valoriser son expertise scientifique et de contribuer activement aux débats mondiaux sur la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

CABES et RESPIN : des initiatives régionales au service de la science africaine

Inscrite dans une dynamique régionale renforcée, la rencontre a mis en avant le rôle essentiel des initiatives CABES (Capacity Building for Biodiversity and Ecosystem Services) et RESPIN. Ces programmes visent à renforcer les compétences des experts africains et à améliorer la cohérence entre les travaux scientifiques de l’IPBES et ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Grâce à ces initiatives, les données scientifiques produites en Afrique gagnent en visibilité et en influence dans les processus décisionnels internationaux, favorisant une meilleure appropriation du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal par les États africains.

Financements innovants et outils fondés sur la science

Le PNUD a également réaffirmé sa volonté d’appuyer le gouvernement ivoirien dans le développement d’outils de gestion environnementale basés sur des preuves scientifiques solides. L’accent est mis sur la mobilisation de financements innovants pour la biodiversité, notamment à travers l’Initiative BIOFIN, afin de combler le déficit de financement dans ce secteur clé.

Ces mécanismes financiers permettront de soutenir des solutions durables qui bénéficient à la fois aux populations locales et aux écosystèmes, tout en assurant une mise en œuvre efficace du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

Une approche inclusive et cohérente des politiques publiques

Au-delà des aspects techniques, l’atelier a favorisé une meilleure cohérence des politiques publiques et encouragé une participation inclusive des acteurs nationaux. Représentants de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile ont pris part aux échanges, renforçant ainsi l’appropriation collective des enjeux liés à la biodiversité.

Cette approche inclusive est essentielle pour garantir l’efficacité des politiques environnementales et assurer leur alignement avec les objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

L’urgence d’agir face à la double crise environnementale

La directrice générale de l’Environnement, Dr Jeanne N’tain, représentant le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Jacques Konan Assahoré, a rappelé l’urgence d’agir face à la double crise de la perte de biodiversité et des changements climatiques. Elle a salué le rôle fondamental des travaux de l’IPBES et du GIEC, qui fournissent les orientations scientifiques indispensables à l’action publique.

La participation du représentant résident du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), Mohamed Atani, témoigne également de la forte mobilisation des partenaires internationaux autour de la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal en Côte d’Ivoire.

Une Côte d’Ivoire engagée pour l’avenir de la biodiversité

À travers cet atelier et l’appui constant du PNUD, la Côte d’Ivoire confirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la gouvernance mondiale de la biodiversité. En s’appuyant sur la science, la coopération régionale et des mécanismes de financement innovants, le pays se positionne comme un acteur engagé dans la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, au bénéfice des générations présentes et futures.

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