Sommet extraordinaire de la CEMAC : des décisions fortes pour renforcer la stabilité économique et monétaire en Afrique centrale

Sommet extraordinaire de la CEMAC

Le Sommet extraordinaire de la CEMAC s’est tenu dans un contexte économique régional exigeant, marqué par la nécessité de consolider la stabilité monétaire, de protéger le pouvoir d’achat des populations et de renforcer la souveraineté économique des États d’Afrique centrale. Réunis autour du thème « Pour une stabilité économique et monétaire renforcée en Afrique Centrale », les Chefs d’État ont affiché une volonté commune : passer des réformes aux résultats concrets, visibles et mesurables.

Ce Sommet extraordinaire de la CEMAC a rassemblé les dirigeants de la sous-région afin d’apporter des réponses coordonnées aux défis économiques actuels, notamment la gestion de la monnaie commune, la discipline budgétaire et la sécurité financière à long terme.

Un sommet présidé par Denis Sassou Nguesso dans un contexte stratégique

Placée sous la présidence de Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo et Président en exercice de la CEMAC, cette rencontre de haut niveau a été l’occasion de dresser un état des lieux lucide des économies de la zone.

Dans son allocution d’ouverture, le Président congolais a salué la résilience des économies d’Afrique centrale, soulignant le retour progressif de la croissance et une inflation globalement maîtrisée. Toutefois, il a insisté sur l’urgence de transformer les réformes engagées en bénéfices tangibles pour les populations, condition essentielle à la crédibilité des politiques publiques.

Le Gabon, un acteur clé de la stabilité régionale

Le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris une part active aux travaux du Sommet extraordinaire de la CEMAC. Dans ses interventions, il a rappelé que la stabilité du Franc CFA constitue un pilier fondamental de la protection du pouvoir d’achat, de la crédibilité des États et de la souveraineté économique de la sous-région.

Selon le Chef de l’État gabonais, toute fragilisation de la monnaie commune aurait des répercussions directes sur les ménages, les entreprises et la confiance des partenaires internationaux. Son message a été clair : des décisions fermes, coordonnées et responsables sont indispensables pour préserver l’équilibre macroéconomique.

La stabilité du Franc CFA au cœur des débats

Les échanges entre Chefs d’État ont mis en évidence un consensus fort : la solidité du Franc CFA est non négociable. Dans un environnement mondial marqué par l’instabilité géopolitique, la volatilité des marchés et les tensions inflationnistes, la monnaie commune reste un rempart essentiel pour les économies de la CEMAC.

Le Sommet extraordinaire de la CEMAC a ainsi permis de valider une série de mesures immédiates et structurantes destinées à renforcer durablement la zone monétaire et financière.

Un plan d’action rigoureux adopté par les Chefs d’État

À l’issue des discussions, les dirigeants ont validé un plan d’action articulé autour de quatre axes majeurs.

1. Le rapatriement strict des recettes d’exportation

Les États ont décidé d’imposer une obligation stricte de rapatriement des recettes d’exportation, en particulier dans les secteurs extractifs. Cette mesure vise à renforcer durablement les réserves de change, condition essentielle à la stabilité du Franc CFA et à la crédibilité financière de la CEMAC.

2. Le renforcement de la discipline budgétaire

Le Sommet extraordinaire de la CEMAC a également mis l’accent sur l’alignement renforcé des politiques nationales avec les critères de convergence communautaires. Les programmes conclus avec le Fonds monétaire international devront être respectés afin de garantir une gestion rigoureuse des finances publiques.

3. La transparence et la gouvernance financière

La généralisation du Compte Unique du Trésor et l’accélération de la digitalisation des régies financières figurent parmi les priorités. Ces réformes visent à améliorer la traçabilité des flux financiers, à lutter contre les pratiques opaques et à renforcer la confiance des citoyens.

4. La souveraineté économique et alimentaire

Les Chefs d’État ont enfin réaffirmé leur engagement en faveur d’une stratégie de substitution aux importations. L’objectif est clair : réduire la dépendance extérieure, sécuriser l’approvisionnement des populations et stimuler la production locale, notamment dans le secteur agricole.

Un rôle renforcé pour la BEAC et la Commission de la CEMAC

Le sommet s’est achevé par une instruction ferme adressée à la Commission de la CEMAC et à la BEAC. Ces institutions devront produire, avant les réunions de printemps 2026, un rapport d’étape détaillé, assorti d’indicateurs mesurables et de calendriers précis de mise en œuvre.

Cette exigence de résultats marque une étape importante : le Sommet extraordinaire de la CEMAC ne se limite pas à des déclarations d’intention, mais engage concrètement les institutions régionales sur la voie de l’efficacité et de la redevabilité.

Un signal fort envoyé aux populations et aux partenaires

Par ce sommet, la CEMAC envoie un message clair : la stabilité économique et monétaire demeure une priorité absolue. Le Gabon, aux côtés des autres États membres, se positionne comme un pilier de cette dynamique régionale, prêt à soutenir des décisions courageuses au service de l’intérêt général.

Le Sommet extraordinaire de la CEMAC s’impose ainsi comme un tournant stratégique pour l’avenir économique de l’Afrique centrale, dans un contexte où la coordination régionale n’a jamais été aussi cruciale.

Lire l’article complet : Aliou Bah face à la justice : un procès politique qui secoue la Guinée

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *